SCAP : La Restauration

 

 

Dans les diverses pièces disponibles avec le châssis, il y avait un réservoir. D'après sa forme à l'avant, il est très probable qu'il soit d'origine même si l'autre SCAP type A existante a un réservoir d'une forme totalement différente. De plus, d'après mon maquettage, il conviendrait parfaitement à la carrosserie que je souhaite faire. Par contre, ce réservoir est une vraie passoire !

C'est un peu comme çà tout le long de l'arête inférieure. Ma première intention était d'en refaire un neuf à l'identique. Mais comme je n'ai déjà pas beaucoup de pièces d'origine, j'ai décidé de le réparer. Ma méthode n'estpeut-être pas la plus académique ni la plus esthétique mais elle a l'avantage d'être simple à mettre en oeuvre et de toutes façons cette zone sera quasi invisible.

Première étape, enlever le maximum de la tôle rouillée

Oui je sais, il en reste un peu sur le bord extérieur mais il fallait bien que je garde un peu de matière pour fixer ma "rustine". Au passage, j'en profite pour regarder à quoi ressemble l'intérieur. Pas extraordinaire mais après une bonne désoxydation et un traitement résine, çà devrait être bon.

Je peux donc faire un gabarit en papier de la pièce à réaliser

Je relève également l'angle auquel il faudra plier ma tôle

Une fois la tôle découpée, je la place sur la plieuse à main. Vous noterez que ma barre de maintien est décalée par rapport à la machoire de la plieuse, c'est pour obtenir un rayon de pliage à peu près équivalent à celui présent sur le réservoir. En fin de pliage, on vérifie l'angle obtenu.


On peut ensuite présenter la pièce sur le réservoir pour vérifier à la fois l'angle et le rayon, puis on la met en place pour vérifier le détourage.

Maintenant je passe à son étamage. Après l'avoir dégraissée, je l'enduit de pâte à étamer avec décapant, je la chauffe à la lampe à souder, l'essuie avec un chiffon humide et enfin la lave à l'eau pour enlever les traces de décapant.




Maintenant la pièce est prête à être assemblée. Je la positionne sur le réservoir et fait un premier perçage au diamètre de mon rivet pop acier étanche, surtout ne pas prendre un rivet pop standard. Je positionne ce 1er rivet dans le trou pour être sûr que la pièce ne bouge pas et fait le trou suivant et ainsi de suite. Evidemment, il faut s'assurer que les 2 côtés de la pièce plaquent bien sur le réservoir.


Il ne suffit évidemment pas d'utiliser des rivets étanches pour garantir l'étanchéité. J'enduis donc tout le périmètre de la pièce ainsi que les têtes de rivets avec de la pâte à étamer et je la fais "fondre" avec un gros fer à souder électrique de 300 W tout en utilisant une baguette d'étain en tant que métal d'apport.



La méthode est la même pour les 2 zones centrales entre les pattes de fixation. Pour le côté gauche, c'est un peu plus compliqué car il y a le piquage de sortie du réservoir

L'état n'étant pas meilleur, il faut également découper toutes les zones rouillées et préparer une pièce de fermeture.



Par contre il faut réaliser le cône de sortie. N'ayant rien pour former ou emboutir un cône de ce type, j'ai cherché à réutiliser une pièce existante et j'ai trouvé .... une capsule de dépression d'un allumeur des années 70. Je l'ai donc ouvert, nettoyée, percée et j'ai réalisé une petite pièce en laiton qui sera ultérieurement taraudée pour recevoir le robinet d'essence.

Ce petit cylindre a été brasée à l'argent sur le cône par l'intérieur puis l'ensemble a été nettoyé et le bord du cône meulé.


Maintenant il faut arriver à braser cette pièce sur la rustine sans qu'elle se déforme trop. Pour cela j'ai percé la tôle à un diamètre nettement inférieur au grand diamètre du cône

Ensuite on metla riustine bien à plat sur une brique réfractaire, on positionne le cône en le mainenant en place avec une pièce métallique lourde et on fait quatre points de brasure (à noter que l'un d'eux est raté!). Ensuite on commence un cordon de brasure mais il faut le faire progressivement en n'hésitant pas à s'arrêter pour laisser refroidir.




Après refroidissement et décapage du flux, on retourne la pièce, on agrandit le trou, on martèle les bords pour venir dans le cône et enfin on refait un cordon de brasure très progressivement et en arrêtant à plusieurs reprises pour laisser refroidir (pas de photo de ce cordon)



La pièce est terminée, elle est fixée au réservoir comme les autres


Toutes les rustines sont en place, par contre le réservoir n'est pas encore terminé car il reste à faire un traitement pour enlever la rouille intérieure et le garnir de résine spéciale. Je ne l'ai pas encore fait car j'attends de trouver un robinet d'essence qui me convient pour connaître le diamètre du taraudage a réaliser et enfin il faut que je trouve un bouchon de réservoir qui me plaise et ensuite il faut réaliser un tube sur le dessus du réservoir de façon à avoir un bouchon qui dépasse au dessus de l'auvent.

Après quelques temps de recherche, j'ai trouvé le bouchon et le robinet. le taraudage de sortie est donc usiné ainsi que la "cheminée" du bouchon de réservoir. Il est donc possible de commencer son traitement intérieur. La première étape consiste à enlever la rouille à l'intérieur. Pour ce faire le réservoir est sanglé sur une bétonnière et partiellement rempli d'eau et de boulons. Il est préférable de les compter pour s'assurer qu'on en oublie pas à l'intérieur.

Voici ce qui sort du réservoir après cette étape !

Après un ou 2 traitement de ce type, il faut dégraisser l'intérieur, le sécher, le traiter avec un dérouillant-phosphatant et enfin l'enduire avec la résine. Pour ces derniières étapes, la bétonnière ne sert que de support orientable, son moteur n'est plus utilisé. Après une semaine de durcissement, on peut passer à la peinture de l'extérieur. Voici le réservoir prêt à être monté dans l'auto (c'est elle qui n'est pas encore prête, d'ailleurs il est déjà couvert de poussières!)



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