SCAP : La Restauration

 

 

La carrosserie (chapitre 7)

Le maquettage de la carrosserie étant terminé, on peut passer à la réalisation de l'ossature en bois. Une première définition de sa forme a été réalisée en maquettage numérique, elle avait permis d'évaluer la quantité de bois nécessaire et de l'approvisionner sous forme de plateaux. L'ensemble sera réalisé en frène.

La demi-maquette physique est maintenant utilisé pour affiner cette définition en vraie grandeur. Les pièces de bois sont simplement dessinées par des fins scotch noirs.

Pour passer à la réalisation, il faut mettre à nu le châssis; Exit le maquettage, le moteur et les quelques pièces mécaniques restantes.

Le châssis nu est ensuite calé le plus horizontalement possible à l'aide de 2 tréteaux de maçon modifiés. Le radiateur est en place sur la photo car cela me paraissait être la solution la moins risquée pour lui mais j'ai fini par l'enlever car il gênait pour la suite.

Evidemment, on n'attaque pas directement les plateaux de frène qui côutent quand même assez cher. On commence par faire des gabarits en médium. J'ai d'ailleurs recyclé certains des gabarits utilisés pour la maquette mousse. Pour les tracer, il faut copier la forme de la maquette. Les formes étant très rondes, il faut un gabarit pour chacune des 2 faces planes des pièces de bois. Le sport étant de relever la forme de la maquette avec un maximum de précision. J'ssayerai de vous montrer en photo ma méthode ultérieurement. Sur la photo ci-dessous, le gabarit supérieur du longeron inférieur gauche est positionné sur le châssis. On devine le tracé du gabarit inférieur environ 2 à 3 cm en retrait de la courbe extérieure. Sachant que l'épaisseur de la pièce de bois étant de 50mm, cela donne une idée de la courbure. La ficelle tendue sur le châssis correspond à l'axe du châssis, la Y=0 en jargon automobile.

Le gabarit le plus grand des 2 (ici le supérieur) est utilisé pour tailler les pièces de bois. Ici les 2 longerons inférieurs et 2 traverses. Pour ces dernières, il y a une surlongueur pour prévoir leur assemblage. Ils seront fignolés ultérieurement. Au passage, on peut voir l'équipement utilisé. Tout n'est peut-être pas indispensable mais cela facilite grandement le travail.

On peut maintenant passer au "cadre" au droit de l'auvent. D'abord l'extérieur des gabarits avant et arrière :

Comme vous pouvez le voir, la carrosserie étant symétrique (enfin c'est en tous cas le but), nous travaillons par côté, les gabarits étant ensuite retournés. On devine aussi sur la plaque de médium quelques croquis de la section prévue. N'ayant pas de carrosserie d'origine à copier, il faut concevoir l'ensemble au fur et à mesure !

La cornière esquissée ci-dessus sera métallique et servira d'appui au capot. Une fois décidé la section du "profilé", on peut tracer et découper l'intérieur des gabarits. En l'occurence, nous avons décidé d'avoir une largeur constante sur la face visible c'est à dire l'avant. Les 2 pièces sont maintenues ensemble pour que cette courbure soit bien identique.

Le cadre complet sera réalisé en 4 morceaux pour prendre en compte le fil du bois. les gabarits servent ensuite pour le marquage sur le plateau de bois. Ici, il s'agit des parties inférieures droite et gauche.

Chaque pièce ou gabarit a un numéro pour savoir de quel élément il fait partie ainsi que sa position. Cette numérotation est également portée sur la maquette (désolé, ce n'est pas très visible sur la photo).

Au fur et à mesure, on réalise les encastrements entre chaque pièce. Pour cette partie qu'on pourrait appeler le soubassement, ce sont des encastrements à mi bois. Les pièces sont remontées sur le châssis et assemblées provisoirement entre elles par des vis de petit diamètre. Les feuillures qui permettront de soutenir le plancher du coffre sous le siège ont été réalisées à la défonceuse.

La forme du réservoir d'essence est telle que sa mise en place dans la carrosserie et éventuellement son démontage ne sont pas évident. Pour s'assurer que çà passe, nous avons décidé de faire un maquettage des 2 premiers couples, celui au droit de l'auvent et celui au niveau de la planche de bord. On peut noter sur les photos que nous avons mis en place 2 profilés verticaux pour pouvoir déplacer verticalement la ficelle qui matérialise l'axe du véhicule. Pour être franc, cette petite chose tout simple a pris beaucoup de temps car la notion d'axe de sysmétrie sur un châssis de cette époque est toute relative, il y a des écarts parfois supérieur à 1 cm et même le paralélisme de 2 traverses successives laisse à désirer. Nous avons donc pris arbitrairement une référence et décidé de la garder jusqu'au bout.

Comme expliqué dans les précédents châpitres, le levier de vitesse est à l'intérieur de l'habitacle et le levier de frein à l'extérieur. J'ai donc décidé de mettre en place la boite de vitesses sans ses pignons mais avec ses fourchettes de commande de façon à connaître les positions du levier pour les différents rapports.

Cette boite n'étant pas celle d'origine, malheureusement introuvable, il a été nécessaire de faire un nouveau trou pour le passage de l'axe de commande dans le châssis. Le trou d'origine (celui de droite) sera rebouché ultérieurement.

Il est maintenant possible de marquer la zone à découper.

Et, après découpe, de mettre en place le levier avec sa grille réalisée précédemment.

Comme nous travaillons à 2, pendant que je m'occupais de la boite, le travail continuait sur la couple avant. Ici les 4 éléments le composant sont collés ensemble et le gabarit et agrafé dessus. Je rappelle que cette pièce est réalisée en plusieurs morceaux pour garantir en permanence une orientation correcte du fil du bois.

La pièce est ensuite mise à la côte par passes successives. Pour la dernière, le roulement de guidage sur l'axe de la machine prend appui sur le gabarit en médium.

L'étape suivante consiste à réaliser à la défonceuse la feuillure qui servira d'appui pour l'auvent.

A suivre...

 

Retour
Précédent
Suite
 
 
 
 
 
 
 
 
Automobiles.scap@free.fr